Immobilier : les crédits toxiques en France, mythe ou réalité ?

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Les banques rivalisent d’ingéniosité pour proposer des offres toujours plus intéressantes à leurs clients. Dans le domaine de l’immobilier, ces privilèges concernent surtout le tout, le contexte et les divers avantages d’un crédit. À long terme, les fluctuations du marché et la dégradation de la conjoncture financière peuvent quand même impacter sur ces produits alléchants engendrant, à la fin, des emprunts toxiques qu’on ne saurait maîtriser. Mais comment fonctionnent ces prêts toxiques ? Existent-ils encore en France ?

Le principe de l’emprunt structuré

Pour les enseignes, ce type de produit répond aux besoins des clients qui souhaitent bénéficier de taux plus faibles que ceux du marché. Ainsi, sur la forme, l’emprunt structuré sera toujours plus attractif qu’une formule classique. Sur le fond, on oublie parfois qu’il s’agit d’un prêt à taux d’intérêt variable dont les modes de calcul se basent sur de nombreux indices financiers tels que les devises par exemple. L’avis d’un courtier crédit immobilier comme ceux de boursedescredits.com sera utile pour ceux qui souhaitent souscrire à des offres plus sécurisées.

En prenant le cas pratique de la proposition qui intègre la parité euro/franc suisse, on peut constater que les taux d’intérêt faibles affichent des profits réels à court terme. Or, cette parité n’est pas fixe et a tendance à évoluer. Au cours du dernier scandale des crédits toxiques, les statistiques ont montré que l’indice était passé de 4,5 % à plus de 30 %. Dans de telles situations, l’emprunteur qui a misé sur la solution se verra alors engagé dans une structure dégradante. Le même principe s’applique aussi avec la parité euro/dollar ou le taux Euribor tant que l’indexation dépend d’un paramètre extérieur au dispositif financier national.

Comment éviter de se faire piéger par un crédit toxique ?

Après la crise des subprimes et des incidents de 2012 qui ont vraiment fragilisé le système bancaire et financier de nombreux États, les dirigeants français se sont nettement penchés sur la question des emprunts toxiques. La première réforme consista donc à rendre les transactions un peu plus transparentes.

L’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), qui supervise les activités des banques et des assurances sur le territoire, a en effet constater que tout repose sur les informations. Un client qui ignore le fonctionnement de ce type de contrat se laisse tout de suite convaincre par le taux bas et regrette par la suite sa décision. Si le document qu’on lui présente dès le début détaille les inconvénients et les avantages de la pratique, il s’accordera plus de temps pour réfléchir.

L’encadrement des prêts en devises a aussi été renforcé afin de limiter les risques. Le législateur, à travers la loi de régulation bancaire, souhaite émettre certains critères. Selon l’article L313-64 du code de la consommation, les emprunts en monnaies étrangères ne peuvent être contractés que si les bénéficiaires perçoivent des revenus ou disposent d’un patrimoine libellé dans la devise concernée.

L’intervention d’un courtier en crédit immobilier sera toujours utile pour ceux qui s’intéressent à cette solution de financement. Cela leur permettra, par exemple, d’avoir plus d’explications sur l’évolution des indicateurs, les modalités d’accès au taux de change applicable, les frais ou encore les modes de conversion.